Je lis différentes choses qui m’inspirent. Pas loin de chaque phrase, je me dis « mais c’est EXACTEMENT ca ». Je frétille comme un gamin devant le sapin. Mais je lis, et j’ai l’impression ces derniers temps qu’après la lecture, tout cela passe. Que je ne retiens pas les choses, que je ne sais pas en profiter, que je ne sais pas mes les approprier. J’aimerai me servir de tous ces points lus comme d’une matière première pour créer autre chose ensuite. Mais pas encore.
Alors je constate, un peu frustré. Je réfléchis. Des projets pour plus tard, mais je sais que j’oublie les choses, alors je décide de mettre en pratique les quelques points qui me sont restés en tête. Je vais vers les autres ce midi, je pose des questions que je n’ai jamais posé. Je m’intéresse en discutant là ou j’ai toujours privilégié la discrétion et la distance comme marque de respect.
Je m’investis dans mon boulot cette après midi, comme cela ne m’était pas arrivé depuis le début de semaine, j’avoue. Je fais les choses à fond, et le temps défile, évidemment.
J’imagine ma soirée en célibataire. Je ne veux pas finir glandant devant l’ordi toute la soirée, alors je décide de changer pour autre chose. Pour quelque chose d’inconfortable. Je rentre chez moi, je prends ce vélo qui rouille et je pars sur les petites routes. Je fais 20km, là ou je dois totaliser environ 600m en 2 ans. Je prends du plaisir. J’ai un sentiment de liberté. Pas d’être seul sans ma famille, mais bien de défier la routine, de choisir une autre voie, d’être maitre de ce choix inconfortable. Je m’assis dans un coin dans l’herbe et je laisse les pensées se balader, les idées arriver.
Finalement, je rentre chez moi, content. Une journée ordinaire pour tous les gens autour, mais intérieurement riche.
J’avoue, quand j’ai lu cette bucket list il y a 2 mois environ, le concept m’a plu. Dresser la « liste des choses à faire avant de mourir ». On peut le tourner comme on le souhaite : « liste des objectifs de vie », « trucs à ne pas oublier pour être heureux », « liste d’intentions », bref, vous voyez le style. Simple de prime abord, mais ultra difficile à rédiger en réalité. En réalité, avoir le choix est le plus difficile. Il serait évidemment plus simple de se plaindre de ne pas pouvoir faire les choses. Mais si on a le choix, on fait quoi?
Cela m’a d’autant plus plu que derrière une vie en place, j’ai toujours du mal à savoir ce dont j’ai envie pour moi, réellement.
Cela colle également à mes lectures du moment, qui me font réfléchir quand elle me disent que nous élevons nous même nos propres barrières, celles qui nous limitent dans nos actions (« je ne pourrai pas », « je ne saurai pas », « je n’ai pas le temps », etc).
Certains passeront leur vie à réaliser leur bucket list, moi je sens que je vais passer pas mal de temps à la définir déjà. Mais au final, tout m’y entraine en ce moment. Alors petit à petit, ici, quand je serai confronté à un mur, un besoin fort, je le mettrai sur ma liste des choses à réaliser, comme ces questions que je n’oserai jamais poser. Autant affronter les choses.
Évidemment, je commence avec des éléments déjà faits. Non pas pour me rassurer sur l’intérêt de ma vie, mais simplement parce que j’ai aujourd’hui des choses inestimables, et qu’ils font partie de ma vie.
Enfin, je m’attends à ce que cette liste soit en chantier un petit paquet de temps, qu’elle se construise au fil des jours, durablement.
Catégorie : Famillethe older I get,
the more life starts to make sense,
and the less I care.
J’ai longtemps été féru de Bjork, j’ai d’innombrables souvenirs de ma vie où ses morceaux ou ses vidéos sont présents, juste là devant mes yeux, ou un petit peu plus loin. Et puis je m’en suis détaché depuis quelques années. Et blam, voilà je retombe dedans. J’adore ces moments.
J’avais déjà éprouvé ce même sentiment en la voyant à Rock en seine en 2007, après avoir passé quelques temps loin de ses morceaux. Je me souviens avoir apprécié / vibré / kiffé. Avoir cette phrase gravée en tête : « ce que je peux aimer sa musique.. ». J’avais ressenti des tonnes de sentiments et de flashbacks, me prouvant ce lien, toujours présent.
J’ai commencé l’expérience Biophilia hier, et je suis retombé dans ce même genre d’exaltation. Un plaisir d’être confronté à de la création, pure, brute. Retrouver un univers où l’on se sent chez soi. Un univers renouvelé, mais dont on comprend les codes. Un univers qui peut être tantôt doux, brut, et qui peut nous laisser sur le bord de la route également, mais qui fait réagir. Je repense souvent à cette phrase de Bjork qui disait « I have walked this earth and watched people. i can be sincere and say I like them« . En recevant cette création, je me dit que cela n’a jamais été aussi vrai.
J’ai toujours eu de bonnes relations avec mes parents. Depuis que je suis petit, un climat assez ouvert, ou l’on peut parler de tout, sans véritable tabou. On parle pas mal d’ailleurs.
Mais finalement, pas de tout. Bizarrement, il y a des choses que je ne me sentirai jamais le cran de leur demander. Je le savais. Et quelques jours chez mon père me confirment cela. Alors les mettre noir sur blanc, c’est peut être déjà une 1ère étape.
Ces questions que je n’oserai jamais poser à mon père.
Et toi, physiquement, comment tu vas?
Tu penses souvent à Dominique? (sa femme, morte d’un accident de voiture il y a une 10aine d’années)
Ces questions que je n’oserai jamais poser à ma mère.
tu étais déjà avec quelqu’un d’autre quand tu étais enceinte de moi?
qu’est ce qui te rendrait heureuse?
Les jours passent, l’été est bien là et quelques vacances aussi. Mes lectures liées au développement personnel ne sont pas loin, et orientent le cours de quelques unes de mes actions.
D’un coté, j’ai l’impression de vivre ces moments au jour le jour, sans trop y réfléchir. Juste envie de profiter de ma famille, de moments. Profiter des enfants. Mais de l’autre, je vois bien que ces lectures ont laissé des traces. Des traces dans ma tête car cela bouillonne un peu.
Je ne peux pas encore l’expliquer clairement, mais j’ai envie de m’améliorer, de mieux comprendre les choses. Cela passera sans doute par dresser ma bucket list, ou quelque chose s’y rapprochant. C’est en gestation. Et dans les faits, j’essaye également d’appliquer quelques « conseils » lus ici ou là. Des choses évidentes, mais que j’ai tendance à oublier. J’oublie souvent les choses. Des conseils pour améliorer sa ‘productivité’ déjà. Pas celle du travail, celle personnelle. Sa propre capacité à aller au bout de ses envies. Et cela fonctionne plutôt bien.
J’ai l’impression de m’attaquer à la construction d’un puzzle géant. Et que cet endroit sera le reflet de tout ce travail. On verra.
Catégorie : à nuThis is my speech therapy, this isn’t rap
Catégorie : La vieIl y a ces morceaux que l’on trouve incroyables dès le début, dont on se repasse un passage ou plusieurs en boucle en se disant « mais put*in c’est exactement ça! ». Et il y a les morceaux qui nous attirent petit à petit, avec lesquels on se sent simplement bien. Marvin’s room fait partie de cette second catégorie.
Donné presque négligemment par Drake sur son blog il y a quelques semaines, j’ai écouté ce morceau sans pourtant lui accorder toute l’attention nécessaire. Tout ce que je sais, c’est que l’ambiance m’est restée en tête le lendemain, et que je me suis surpris à vouloir le réécouter. Idem le jour d’après. Au casque, exclusivement. C’est là que j’ai compris le caractère addictif qui allait nous lier. Car on s’y sent bien. Un bon matelas, une bonne fille ou une bonne glace. Surement les 3. Rien d’exceptionnel. Il y est question d’état second, de choses que l’on pourrait regretter le lendemain, d’envie sexuelle, et de vérité. D’ambiance dubstep, de hiphop, de désir.
J’ai écouté le morceau, et pas mal de versions différentes. Je vois d’autres artistes sur le net qui reprennent l’ambiance et adaptent cela à leur univers, leurs vérités. Je me dis que l’objectif d’universalité du morceau est bien rempli. Alors tant mieux. Je remets le casque.