Et me voilà, telle une fillette de 7 ans au concert de Chantal Goya.
Catégorie : En ce momentJe venais de me lever, et les paroles sont venues toutes seules : « dis 33, ça sonne déjà« .
Le jour de mes 33 ans, c’était le jour idéal pour ré-écouter le fameux morceau « 33″ de Dominique Dalcan. Quand j’ai découvert l’album, je me souviens, je m’imaginais l’écouter le jour de mes 33 ans. C’était il y a …des années. Voilà, c’est là.
Évidemment, je n’ai pas pu écouter directement ce morceaux, un des derniers, on a pas le droit d’entrer comme ça dans Ostinato.
Alors j’ai suivi le guide, et j’ai replongé dans cet univers.
Les 2 premiers titres entrainants, possiblement joyeux, qui cachent en fait le véritable contenu de l’album : La rupture. Il y a d’abord le constat, les questions. Le chaos déclenché. La recherche d’un ailleurs. Le départ pour Rio de Janeiro, les rythmes trouvés la bas, la fête, la possibilité de s’en sortir. Le bien-être retrouvé en apparence. Les conquêtes d’un soir, les relations fiévreuses. Puis le cap des 33 ans qui est là, marqué au fer rouge. Et juste après tout ce renouveau, cette liberté et ce début d’autonomie retrouvée, le dernier morceau nostalgique, qui chamboule tout et nous renvoie au démarrage de toute cette histoire : Est il vraiment possible de s’en sortir ?
« c’est vrai, qu’il m’arrive, je l’avoue,
de penser encore à nous
dansant, pour toujours,
la valse de l’amour »
Dominique Dalcan sait il que 15 ans après, son album me parle toujours?

Catégorie : Musique[il] parle d’amour comme s’il en rêvaitVit sa vie comme s’il en crevait
Un peu plus tôt aujourd’hui, je repensais à ma fille, plus jeune. A ses 1ers balbutiements pour être exact. Je les ré-entendais et cela m’a ému.
J’ai repassé ce souvenir dans ma tête, mais pour la 1ère fois, je me suis rendu compte que le personnage principal de ce moment n’était peut être pas ma fille précisément, mais la personne avec qui j’ai partagé cet instant.
Je repense à ce souvenir, et je me dis que ce moment n’existera pas dans la tête de ma fille, elle y était évidemment trop jeune. Il s’agit d’un souvenir entre moi et Elle. Uniquement. On se comprendra quand on en parlera ensemble, demain ou dans quelques années, on ressentira peut être les même frissons en se le remémorant.
Puis zoom out. Mon esprit me remémore un afflux de souvenirs comparables. Je les connais par coeur ces souvenirs, sauf qu’ils apparaissent tous à la lumière de ce changement d’acteur principal. Des liens se tissent entre les souvenirs. Des liens se tissent.
Puis la musique reprend le dessus sur mes pensées, et le poste braille. « Il l’aime Eve, il l’aime ».
Catégorie : Avec elleIl y a ces morceaux que l’on trouve incroyables dès le début, dont on se repasse un passage ou plusieurs en boucle en se disant « mais put*in c’est exactement ça! ». Et il y a les morceaux qui nous attirent petit à petit, avec lesquels on se sent simplement bien. Marvin’s room fait partie de cette second catégorie.
Donné presque négligemment par Drake sur son blog il y a quelques semaines, j’ai écouté ce morceau sans pourtant lui accorder toute l’attention nécessaire. Tout ce que je sais, c’est que l’ambiance m’est restée en tête le lendemain, et que je me suis surpris à vouloir le réécouter. Idem le jour d’après. Au casque, exclusivement. C’est là que j’ai compris le caractère addictif qui allait nous lier. Car on s’y sent bien. Un bon matelas, une bonne fille ou une bonne glace. Surement les 3. Rien d’exceptionnel. Il y est question d’état second, de choses que l’on pourrait regretter le lendemain, d’envie sexuelle, et de vérité. D’ambiance dubstep, de hiphop, de désir.
J’ai écouté le morceau, et pas mal de versions différentes. Je vois d’autres artistes sur le net qui reprennent l’ambiance et adaptent cela à leur univers, leurs vérités. Je me dis que l’objectif d’universalité du morceau est bien rempli. Alors tant mieux. Je remets le casque.
2Pac aurait eu 40 ans ces jours-ci. Après tout ce temps, que reste-t-il?
- 6 albums réels, 10 albums posthumes, des centaines de morceaux.
- Une dissolution de son œuvre au sein de la culture contemporaine américaine, il s’agit désormais d’une œuvre grand public, de patrimoine commun.
- Une trace sur mon épaule.
- Une quasi inexistence hors du milieu hiphop pour les gens d’ici. Je me suis retrouvé à expliquer qui était 2pac à des jeunes qui n’avaient pas 10 ans en 94, et ça fait mal. Ils connaissent Menelik.
- Des dizaines de covers, hommages sur youtube, dans tous les styles, par toutes sortes de gens. De quoi se perdre pendant des heures. Je suis tombé dessus ce soir, et cela me fait plaisir.

- Quelques articles sur le net qui parlent de cet anniversaire.
- Des sites, des 10aines de traductions de mon coté. Même si je n’ai jamais fait le site, ze site que j’aurai souhaité faire. Plus tard peut être.
- Des rimes exceptionnelles, une liberté, une impossibilité de vieillir.
- Le seul artiste dont j’écoute les interviews comme des morceaux. Le mec qui a eu l’idée de mettre un beat léger derrière une interview d’1h de 2pac est un génie. Les mots dansent, un rap en temps réel.
- Des théories, des délires religieux (je ne me remets toujours pas de l’image « jesus loves 2pac » que j’ai trouvé sur le net en 99), des dédicaces, des jalousies, des reprises officielles et officieuses.
- Une suite de règne attribuée à qui? A Eminem pendant longtemps à mon sens. Et maintenant?
- S’il y avait une image hommage, je dirai cet interview de Jada Pinkett Smith où elle raconte sa relation avec lui, et le moment précis où elle a appris la mort de 2Pac. On est là, de l’autre coté de l’écran, et on ne peut pourtant que partager ses émotions. Débutez à 1mn17 si vous êtes pressés.
http://www.dailymotion.com/videox3cb9o
C’est bête, mais je me dis ça ce soir : vu que mes grands parents sont tous partis, je pense que je n’écosserai plus de petits pois de toute ma vie. C’est quelque chose que je n’avais jamais fait qu’avec eux. Qui correspondait à leur manière de vivre. C’est bizarre que ce soit ce genre de détail qui refasse surface.
Catégorie : FamilleCe midi, je suis allé voir ma mère à l’hôpital. Et dans ce lit, affaiblie, la peau tirée et la gorge sèche, je ne pouvais m’empêcher de voir ma grand mère, il y a quelques années.
Alors c’est ça en fait, plus on grandit, plus on a de vécu, et plus on a peur d’aller dans ces fichus hôpitaux.
J’aime bien ce paradoxe, d’être jeune et d’avoir pourtant déjà vécu 30 vies. D’être monstrueusement célèbre (et riche), et toujours déterminé. De montrer que l’on a réussi, avec ses problèmes et toujours la tête sur les épaules.
Ses textes me touchent, et là un petit billet sur son blog me fait le même effet.
http://octobersveryown.blogspot.com/2011/02/life-as-we-know-it.html
I need it to last until I’m part of the past.
Catégorie : Musique